Étude biosurveillance Horne : la santé publique réagit
La Direction de la santé publique de l’Abitibi-Témiscamingue (DSPu-AT) estime qu’il est trop tôt pour procéder à de nouvelles études de biosurveillance sur l’arsenic à Rouyn-Noranda et invite plutôt Glencore à utiliser son argent pour réduire ses émissions atmosphériques. La directrice par intérim, Omobola Sobanjo, réagissait ainsi à l’annonce de la Fonderie Horne qui lance son propre programme de biosurveillance volontaire auprès de ses employés. La DSPu est d’avis qu’il faut attendre que les objectifs de l’autorisation ministérielle soient atteints, soit la cible de 15 nanogrammes par mètre cube (ng/m3) d’arsenic dans l’air, avant de mener de nouvelles recherches qui pourront démontrer si les mesures fonctionnent réellement. Les participants au programme financé par la Fonderie, mais confié à une firme indépendante, devront fournir 5 échantillons d’urine pendant 10 mois qui serviront à analyser la présence d’arsenic. La santé publique a déjà utilisé l’urine comme biomarqueur, mais a préféré utiliser les ongles lors des deux dernières études de biosurveillance menées en 2018 et 2019.On pense que leurs finances et tous les efforts doivent être mis plutôt pour poursuivre les efforts pour réduire, parce que s’il n’y a pas d’arsenic dans l’air ou dans le sol, il n’y a pas besoin de faire aucune étude
, soutient la Dre Sobanjo.Les résultats [du programme de la Fonderie] vont juste nous confirmer que l’exposition se poursuit. On a encore des données qui nous témoignent qu’il y a de l’arsenic dans l’air. Il y a de l’arsenic dans le sol, il y a de l’arsenic partout. Pourquoi encore chercher de l’information pour confirmer qu’il y a une exposition?
, ajoute-t-elle.On a réalisé que le fait d’utiliser l’urine, parce que ça donne l’information sur une exposition très courte, donc quelques jours, et le fait que le taux d’arsenic qu’on retrouve dans l’air est assez variable dans le temps, il y a certaines journées où il y en a très peu et on a certaines journées où il y a des niveaux très élevés. Si la période où on va prendre l’urine ne concorde pas exactement et si ce n’est pas continu dans le temps, ça ne peut pas donner une information qui est juste et qui permet d’informer les actions de santé publique
, conclut la directrice par intérim de la DSPu.
Advertising by Adpathway





